Dcouvrir l'historique de Nmes

26 siècles d’histoire

 

Peuplée de 150 000 habitants, située entre la mer Méditerranée et les montagnes des Cévennes,  Nîmes se développe autour d’un écusson bénéficiant de place édifiée avec l’emblème de la ville.

Après la campagne d’Egypte, certains des soldats d’Auguste s’installèrent à Nîmes. Leur victoire fut symbolisée par un crocodile enchaîné à un palmier, une représentation reprise alors sur des pièces de monnaie frappées à Nîmes et devenue bien plus tard (sous François 1er) les armes puis l’emblème de la ville. Dans les années 1980, l'association palmier / crocodile est réinterprétée par Philippe Starck. Présente un peu partout dans la ville, l'illustration d'origine antique ne manque pas de piquer la curiosité des visiteurs...

 

                                                               

La valorisation de son patrimoine historique, culturel et architectural a permis à la ville d'obtenir le label de Ville d'art et d'histoire.

Depuis 2012, date de son inscription sur la liste indicative française, Nîmes travaille son dossier de candidature sur le thème « Nîmes, l'Antiquité au présent » pour l'inscription de la cité bimillénaire au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Son patrimoine historique et culturel ainsi que la valorisation de son architecture a permis à la ville d'obtenir le label de Ville d'Art et d'Histoire.

 

Dès l'âge du fer(VIIIe ‑ IIe siècle avant J.-C.)

 

Les Volques Arécomiques constituent un peuple celte qui aurait émigré au IIIe siècle av. J.-C., depuis les régions danubiennes jusque dans le sud de la Gaule.

Leur territoire était situé sur une partie de l'actuelle région Languedoc-Roussillon, à l'ouest du Rhône jusqu'aux Montagnes Noires.

Ils fondèrent la ville de Nemausus (Nîmes), et en firent la capitale des Volques Arécomiques qui devint maîtresse de vingt-quatre bourgs considérables.

L’antique capitale Nîmes constitue l'un des principaux oppida de la Celtique méditerranéenne.

 

La naissance de la ville, la source du dieu Némoz

Enluminure, Ferdinand Pertus 1883-1948, collection ville de Nîmes

 

En 120 av. J.-C., les Volques, désormais à la tête d'un vaste territoire accueillent sans résistance les légions de Rome. La Colonia Nemausa, la ville gallo-romaine est sur le point de naître.

À partir de 118 av. J.-C., la Via Domitia reliant l'Italie à l'Espagne est construite et traverse la ville.

 

Pendant l’Antiquité Romaine (Ier siècle av. J.C. au IIIe siècle)

 

Et profitant de l'aubaine, les Romains s'installent dans la région. La ville de Nîmes s’appelait alors Nemausus, nom d'une source sacrée dédiée au culte du Dieu Nemausus.

La romanisation de Nîmes commence véritablement au cours du Ier siècle av. J.-C.

Par la suite, sous l'impulsion de l'Empereur Auguste, la ville prend un nouvel essor et se pare d'édifices.

 

 

On estime la population à près de 25 000 habitants. Nîmes devient donc une importante ville de l'Empire romain. L'empereur Antonin le Pieux, originaire de Nîmes y contribue encore. Cette période très prospère est illustrée aujourd'hui par de splendides monuments pour certains dans un état de conservation exceptionnel (parmi les plus beaux et les mieux conservés du monde romain) :

La tour Magne, les portes de France et Auguste, la Maison Carrée, temple dédié au culte impérial sur le forum, le Castellum, point d’arrivée de l’aqueduc, dont on connaît surtout le Pont du Gard, et l’amphithéâtre (les Arènes) restent les principaux témoins de cet essor.

 

Au Moyen-Age (IIIe au XIVe siècle)

 

Au IIIe siècle, Nîmes est évangélisée par Saint Baudile et subit des invasions barbares successives qui ralentissent l'essor de la cité antique.

Au Ve siècle, l'arrivée et l'installation des Wisigoths en 462 met fin à la prospérité de la cité antique.

Aux VIe et VIIe siècles, la région est disputée par les Francs et les Wisigoths. Nîmes est sous tutelle wisigothe tandis qu’Uzès fait partie du royaume franc.

En 672, Nîmes soutenue par les Francs, se révolte contre Wamba, roi des Wisigoths qui assiège et reprend la cité l’année suivante.

Les nouveaux conquérants de Nîmes s’empressent de s’y fortifier. Les Wisigoths transforment l’amphithéâtre romain en forteresse dans laquelle ils construisent un château.

 

Wamba, roi des Wisigoth assiège Nîmes et s’empare des Arènes

 

En 719, les musulmans dominent la ville et sa région. Mais leur passage est plutôt pacifique : ils respectent les lois, l’administration et l’église représentées par les comtes et les évêques.

Au VIIIe siècle, la ville est repliée sur elle-même. Sa taille est réduite à presque un dixième de la cité romaine. L'insécurité grandissante contraint la population à se réfugier dans l'amphithéâtre et à le transformer en forteresse en cas de danger.

Au début du XIIe siècle, l’édifice cesse de jouer un rôle militaire lors du rattachement du Languedoc à la France, sous la suzeraineté des comtes de Toulouse, ce castrum devient le siège de la vicomté de Nîmes et de ses vassaux : « les Chevaliers des Arènes ». Un château est édifié à l’intérieur du monument. Un véritable village qui comptait encore 700 habitants au XVIIIe siècle, se développe à l’intérieur de l’amphithéâtre avec notamment la construction de deux églises.

 

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Les remparts côté sud, avec la Chapelle St Martin et la tour voisine dans les Arènes.

 

Durant La Renaissance

 

Les Arènes demeurent forteresse jusqu’en 1391. Depuis cette époque, Les chevaliers des Arènes  émigrent alors dans un nouveau château situé aux alentours de la porte Auguste.

Les Arènes sont rapidement investies par des habitants civiles qui les transforment en un véritable village qui accueillera jusqu’à deux mille habitants.

Dès 1552, le conseil municipal installe un grand marché de la viande, et subventionne l'installation d'une usine de douilles, puis en 1557 il fait venir à Nîmes des soyeux italiens qui vont développer l'industrie de la soie, au moment où Olivier de Serres et le jardinier François Traucat, développent la culture du ver à soie.

La ville finance un an plus tard la création d'une manufacture de soie par Pierre Dupont.

L'idée de redonner à l'amphithéâtre son aspect antique date du roi François Ier. Mais, à l'époque, on se contente de déblayer les constructions dans la galerie du premier étage en laissant le chaos des maisons qui remplissent l'arène.

Jusqu’au XVIIIe siècle il restait encore des centaines de personnes qui vivaient dans ces logis au nombre de 150. Il faut attendre le début du XIXe siècle pour dégager les dernières maisons et que l’architecte Henri Revoil achève la restauration des Arènes.

Aux XVIIIe et XIXe siècle Nîmes connaît un essor impressionnant, lorsque de grandes manufactures de tissus se développent.

 

Puis Les Temps Moderne

 

Nîmes, cité manufacturière vouée au textile et place commerciale importante, devient une plaque tournante ferroviaire essentielle lors de la mise en place du réseau de chemin de fer dès les années 1830-1840.

Plus tard, les premiers jeans furent réalisés à Nîmes avec une toile résistante, qui a donné son nom au Denim, d'abord conçue pour les voiles de caravelles, les marins Génois, les bergers cévenols, et ensuite pour les colons de l'ouest américain, chercheurs d'or et « cow-boys ».

 

 

La culture de la vigne est facilitée par la construction du Canal du Midi (dès le XVIIe) et surtout sa liaison avec le Rhône, par Sète (XIXe).

Le transport du vin est aussi grandement favorisé par l'apparition du chemin de fer à Nîmes dès 1839.

 

Aujourd’hui

 

Nîmes se remodèle. Dans un élan délibéré, elle allie depuis bientôt trente ans l'art contemporain le plus pointu aux richesses du passé...

Elle confie ses projets d'urbanisme et d'architecture aux plus grands créateurs internationaux : Norman Foster, Vittorio Gregotti, Kisho Kurokawa, Jean Nouvel, Martial Raysse, Philippe Starck, Jean-Michel Wilmotte. 

 

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